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Octobre 2008, Octobre 1929, même combat.

Quelques jours avant le krach (les 18, 19 et 23 octobre), les premières ventes massives ont lieu. Ce sont encore des prises de bénéfices, mais elles commencent à entraîner les cours à la baisse.

Le jeudi 24 octobre (jeudi noir ou Black Thursday) marque la première vraie panique. Le matin, il ne se trouve presque pas d'acheteurs, quel que soit le prix, et les cours s'effondrent. À midi, l'indice Dow Jones a perdu 22,6 %. Une émeute éclate à l'extérieur du New York Stock Exchange, après que les gardes du bâtiment et la police ont empêché des actionnaires d'entrer. La galerie des visiteurs est fermée. Les rumeurs les plus folles circulent : onze spéculateurs se seraient suicidés, les bourses de Chicago et Buffalo auraient déjà fermé, celle de New York serait sur le point de le faire. Une réunion d'urgence entre cinq des principaux banquiers de New York se tient au siège de J.P. Morgan & Co. pendant une vingtaine de minutes. À son issue, Thomas Lamont, un des dirigeants de J.P. Morgan, déclare : « Il y a eu une petite quantité de vente à perte à la Bourse (…) en raison de conditions techniques sur le marché. (…) Le consensus de notre groupe est que la plupart des cotations de la Bourse ne représentent pas fidèlement la situation. (…) La situation est susceptible de s'améliorer ». Le marché rebondit légèrement à la nouvelle que les banques vont intervenir pour soutenir les cours.

Les nombreux investisseurs qui ont emprunté pour spéculer sont contraints de liquider leurs positions (appels de marge ou margin calls) à partir du lendemain. Les cours restent stables le vendredi 25 (Dow Jones : 301,22) et samedi 26 (avant guerre, il y avait une demi-session le samedi).

Le cycle s'emballe le lundi 28 qui restera dans les mémoires comme le « lundi noir » (Black Monday), où 9,25 millions de titres sont échangés. Les banques n'interviennent pas, contrairement au jeudi précédent. L'indice Dow Jones perd 13 % (260,64), un record qui ne sera battu que par lors du krach d'octobre 1987. Certains titres sont massacrés : General Electric perd 48 points, Eastman Kodak 42, AT&T et Westinghouse 34, U.S. Steel, 18.

Le 29 octobre, le mardi noir (Black Tuesday), le volume échangé atteint 16,4 millions de titres. Les téléimprimeurs ont jusqu'à deux heures et demie de retard sur les cours. L'indice Dow Jones perd encore 12 % (230,07) et les gains d'une année de hausse disparaissent. John Kenneth Galbraith écrit qu'il s'agit du « jour le plus dévastateur dans l'histoire de la Bourse de New York, et peut-être aussi dans toute l'histoire des Bourses. » Winston Churchill, qui se trouve alors à New York, affirme être le témoin du suicide d'un spéculateur qui se serait jeté par la fenêtre. L'événement n'a jamais été confirmé, et il est à l'origine des légendes sur les nombreux spéculateurs qui se seraient ainsi défenestrés. Les pertes cumulées représentent 30 milliards de dollars, dix fois le budget de l'État fédéral américain et plus que ce que les États-Unis avaient dépensé pendant toute la Première Guerre mondiale1.

Entre le 22 octobre et le 13 novembre, l'indice Dow Jones passe de 326,51 à 198,69 (-39 %), ce qui correspond à une perte virtuelle de 30 milliards de dollars.

(Source : Wikipédia)

Aujourd'hui, Vendredi 10 Octobre 2008, l'ouverture en net recul de Wall Street (Dow Jones a -6% (7952) a l'ouverture), avant de remonter vers 8600 points a 10h, mais de chuter irrémédiablement derrière ... entrainant dans sa courses toutes les autres places boursières. A la Bourse de Londres, le Footsie-100 frôlait les 10% de baisse, A Madrid, l'Ibex-35 perdait 10,59%.

Le CAC 40, quand a lui, termine sa semaine avec pas moins de 26% de perte, après avoir dégringolé lundi (-9,04%), mercredi (-6,31%), clôturé sur un leger repli jeudi (-1,55%), et repris une grosse gifle vendredi (-7.69%). Ce qui porte les variations du CAC 40 a -29,38% sur les 6 derniers mois, et -41.27% sur les 52 dernières semaines.

Le Dow Jones a perdu 4390 points (-34.9%) sur 6 mois, et 5073.52 points (-38.25%) depuis le 1er janvier 2008.

Nous sommes donc aujourd'hui, assurément, face à la pire crise boursière depuis 1929. Et il ne fait aucuns doutes que ceci n'est que le début.

Mais une question me démange quand même, si les bourses s'effondrent, il y a des perdants, mais aussi des gagnants. Mais alors, qui sont ils ?

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Aussi connue comme la Loi de l'Emmerdement Maximum ou Loi de la tartine beurrée,la Loi de Murphy est, avec le chaos, la relativité, et la mécanique quantique, une des plus grandes découvertes du siècle (rien que ça).

L'évidence de cette loi et de ses dérivés, qui ne nécessitent aucune démonstration (laquelle est d'ailleurs impossible, voir plus loin), et dont chacun a pu savourer la douloureuse véracité tout au long de son existence, aurait dû assurer l'immortalité à son auteur. Hélas il fut victime de sa propre loi, très peu de gens le connaissent.

Depuis son premier énoncé vers 1949 par Edward A. Murphy Jr., capitaine de l'US Air Force, la Loi a engendré une flopée de lois dérivées, corollaires et variations, d'auteurs pas forcément toujours identifiés. De toute façon, de traduction approximative en copie infidèle, de téléphone arabe en détournement délibéré, d'application abusive en généralisation délirante, certaines n'ont plus grand rapport avec leur énoncé original. D'autres lois étaient aussi découvertes depuis des temps immémoriaux, mais il manquait une théorie cadre pour leur donner toute leur douloureuse signification.

Retrouvez l'intégralité des Loi de Murphy en cliquant ici

Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate !
Vous qui entrez ici, perdez toute espérance.
(Dante, La Divine Comédie)

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